Les Angiospermes, plantes à ovules protégés : les Monocotylédones et les Dicotylédones

Caractères fondamentaux

Les ovules sont situés dans un ovaire clos ; ils sont ainsi protégés. Le grain de pollen développe un tube pollinique pour atteindre le sac embryonnaire de l’ovule. La fécondation est double ; la première engendre la plantule ; la seconde engendre un embryon à rôle nourricier, l’albumen. L’ovaire évolue en un fruit suite à la fécondation. Les fleurs sont brillantes.

 

Chez les Angiospermes, le xylème à maturité comprend typiquement des vaisseaux à ponctuations simples, assurant le passage de la sève entre eux. Lorsque le bois est présent, il est hétéroxylé, aussi bien chez les Monocotylédones que les Dicotylédones (cf Spermatophytes – Informations complémentaires).

 

La distinction entre les Monocotylédones et les Dicotylédones s’effectue selon le nombre de cotylédons, les toutes premières feuilles remplies de réserves. Autant le groupe des Monocotylédones est cohérent, autant celui des Dicotylédones a des origines différentes.  

 

Informations complémentaires

« On peut comparer la rapide éclosion des Angiospermes et leur brusque épanouissement à une explosion, un jaillissement, une gerbe, un bouquet, une girandole finale de feu d’artifice ». La Pléiade. Fernand Moreau.

 

En général, chez les Monocotylédones, les nervures des feuilles sont parallèles. Les phytomères, ne se succèdent pas ; ils s’emboîtent les uns aux autres. Les faisceaux conducteurs mixtes sont positionnés sur plusieurs cercles au sein de la tige. Le xylème entoure le phloème. Ces plantes n’ont pas de bois car le cambium est absent ; elles gardent les structures primaires. Elles ne développent pas de périderme L’ébauche foliaire évolue en feuille grâce à un méristème basal.

 

Les Dicotylédones ont des feuilles à nervures non parallèles et marquées, des faisceaux mixtes de xylème et de phloème primaires assurant la circulation des sèves positionnés au sein de la tige sur un cercle. Des méristèmes latéraux permettent la mise en place de structures secondaires, comme le pachyte et le périderme (cf Spermatophytes – Informations complémentaires). Cependant, certaines Dicotylédones herbacées ne développent pas forcément ces structures secondaires.  

L’inflorescence

La fleur peut être isolée ou plus souvent faire partie d’un groupe, l’inflorescence. 

Une inflorescence peut être représentée par une grappe. Un bourgeon terminal permet l’accroissement de l’axe, les fleurs sont produites latéralement au bout des ramifications de cet axe. Certaines grappes sont simples ; d’autres sont composées avec des ramifications premières, secondaires… Pour les épis, les rameaux primaires et des ordres supérieurs sont courts. Les ombelles ont des rameaux très proches les uns des autres, ayant la même longueur ; les fleurs se retrouvent à la périphérie d’une sphère et leur ensemble prend une forme globuleuse. Les rameaux des corymbes sont assez proches les uns des autres, ils prennent une longueur afin que les fleurs se trouvent au niveau d’un même plan. L’axe de l’inflorescence des capitules est transformé en un plateau supportant les fleurs. L’axe de l’inflorescence des sycones devient un plateau s’incurvant, les fleurs se retrouvent sur la partie interne du plateau en forme de bouteille.

 

copyright « Réalisation : www.afd.be » Structure de la grappe sur le site http://www.afd-ld.org/
 

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 Formation des fleurs dans un racème (croissance indéfinie)

 

copyright « Réalisation : www.afd.be » Structures des inflorescences simples indéfinies sur le site http://www.afd-ld.org/
 

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Inflorescences simples monopodiales : a. grappe – b. épi – c. corymbe – d. ombelle – e. capitule

Une inflorescence peut être représentée par une cyme. L’extrémité de l’inflorescence est pourvue d’une fleur, la première à s’épanouir, stoppant l’accroissement de l’axe principal. Des fleurs sont produites au bout des ramifications de l’axe ; elles sont situées sous la première fleur épanouie. Quand une seule ramification se détache sous chaque fleur du rameau précédent, et toujours du même côté, la cyme est unipare scorpioïde ; ou une fois d‘un côté, l‘autre fois de l‘autre côté, la cyme est unipare hélicoïde. Quand deux rameaux se détachent sous chaque fleur du rameau précédent, la cyme est bipare ; quand plus de deux rameaux sont concernés, la cyme est multipare.

 

copyright « Réalisation : www.afd.be » Structure de la cyme sur le site http://www.afd-ld.org/
 

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Formation des fleurs dans une cyme (croissance définie)

 

copyright « Réalisation : www.afd.be » Structure de la cyme unipare hélicoïde sur le site http://www.afd-ld.org/
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copyright « Réalisation : www.afd.be » Structure de la cyme unipare en éventail sur le site http://www.afd-ld.org/
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copyright « Réalisation : www.afd.be » Structure de la cyme unipare scorpioïde sur le site http://www.afd-ld.org/
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copyright « Réalisation : www.afd.be » Structure de la cyme bipare sur le site http://www.afd-ld.org/

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Les types d’inflorescence peuvent se combiner, se répéter.

 

copyright « Réalisation : www.afd.be » Structure d'ombelle composée sur le site http://www.afd-ld.org/

copyright « Réalisation : www.afd.be » Structure d’ombelle composée sur le site http://www.afd-ld.org/

 

Les plantes font intervenir successivement plusieurs types de méristèmes lors de la production des inflorescences et des fleurs. Les méristèmes végétatifs sont sollicités lors de la mise en place des tiges feuillées ; cependant, suite à certains signaux, des méristèmes végétatifs évoluent en méristèmes  inflorescentiels de nature intermédiaire assurant l’inflorescence et en méristèmes floraux à l’origine des fleurs.

 

copyright « Réalisation : www.afd.be » Structure de l'inflorescence sur le site http://www.afd-ld.org/
 

copyright « Réalisation : www.afd.be » Structure de l’inflorescence sur le site http://www.afd-ld.org/

Eléments constitutifs d’une inflorescence : bl = bractéole — br = bractée — fl = fleur — r = rachis — p=pédoncule — pl = pédicelle

 

La fleur

La fleur, accompagnée de sa bractée,  montre en général  un premier cercle externe de pièces stériles ressemblant à des feuilles, les sépales. L’ensemble des sépales constitue le calice. Puis vers le centre, sur un second cercle, des pièces toujours stériles ressemblent également à des feuilles colorées, les pétales. L’ensemble des pétales forme la corolle. Le calice et la corolle correspondent au périanthe. Parfois le périanthe n‘est formé que d‘un seul type de pièces, les tépales. Encore vers le centre, sur un troisième cercle,  les étamines portent des sporanges ou sacs polliniques dans lesquels se développent les microspores, à l’origine des grains de pollen. L’ensemble des étamines constitue l’androcée. Enfin au centre, sur un quatrième cercle, les carpelles enveloppent les ovules, producteurs chacun d’une macrospore évoluant sur place en un gamétophyte femelle ou sac embryonnaire. L’ensemble des carpelles constitue le gynécée ou pistil.

 

Schéma de'une Tulipe sur le site http://bioeco.free.fr/index.htm
 

Schéma de’une Tulipe sur le site http://bioeco.free.fr/index.htm
1 : pédoncule. 2 : réceptacle. 3 : ovaire. 4 : ovules. 5 : stimate. 6 : sépale. 7 : pétale. 8 : sac pollinique. 9 : filet.

 

Schéma de la fleur d'après illustration de F. Gantet sur le site www.creaweb.fr/perso/bv/
 
Structures du gynécée sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Structures du gynécée sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
 

Extrait du site www.snv.jussieu.fr/bmedia/ :
A : Le gynécée est formé d’un seul carpelle. On l’appelle le pistil. Dans ce cas, gynécée, carpelle et pistil désignent le même objet.
B : Le gynécée est formé de plusieurs carpelles soudés. On l’appelle aussi le pistil.
C : Le gynécée est formé de plusieurs carpelles libres entre eux.


L’étamine comprend un pédoncule dit filet, une anthère composée à maturité de 2 loges polliniques, un connectif reliant les loges, étant en fait un prolongement du filet. Chaque loge renferme deux sacs polliniques ;  les grains de pollen sont produits dans les sacs. Le filet a un épiderme présentant des stomates, un parenchyme, puis un faisceau libéro-ligneux au centre.  Le connectif présente aussi un faisceau libéro-ligneux. L’anthère est recouverte d’un épiderme. Une partie des parois des sacs polliniques dite assise mécanique permet l’ouverture de l’anthère, laissant ainsi s’échapper le pollen. 

 

Copyright « réalisation : www.afd.be » : Etamine et coupes transversales d'anthères
Copyright « réalisation : www.afd.be » : Etamine et coupes transversales d’anthères
Le carpelle montre à sa base une partie renflée, l’ovaire, au-dessus de celui-ci, une partie étroite, le style, au sommet, le stigmate. L’ovaire forme une cavité à l’intérieur de laquelle se trouvent des ovules,  enfermés dans une cavité close. Le placenta est le lieu d’insertion des ovules.

La fleur est donc définie en nombre de sépales, de pétales, d’étamines et de carpelles (Exemple : la formule pour le Sédum est : 5 S + 5 P + (5+ 5) E +  5 C ; la fleur a deux verticilles d’étamines).

 

Copyright « réalisation : www.afd.be » : Formule florale
Copyright « réalisation : www.afd.be » : Formule florale
Lorsque la fleur montre une symétrie axiale, radiale, rayonnante, elle est actinomorphe. Quand elle a une symétrie bilatérale, elle est zygomorphe. Une fleur sans calice est asépale ; une fleur sans corolle est apétale. Une fleur sans étamines est femelle ; une fleur  sans carpelles est mâle. Une fleur ayant certaines pièces en ordre hélicoïdal est spiralée. Les fleurs à pétales séparées sont dialypétales, à pétales soudées en une seule pièce sont gamopétales.

Le sommet du pédoncule floral peut être bombé en forme de mamelon ou thalamus. Il supporte les carpelles ; parfois il porte également les étamines. Le sommet du pédoncule floral peut être déprimé en forme de coupe. Au fond, se logent les carpelles et sur les bords, s’insèrent les autres pièces florales. Ces fleurs sont dites caliciflores.

L’ovaire est supère lorsqu’il se retrouve au-dessus des autres pièces florales ; il est infère lorsqu’il se retrouve sous les autres pièces florales.

 

Structure des ovaires infère et supère sur le site http://bioeco.free.fr/index.htm
Structure des ovaires infère et supère sur le site http://bioeco.free.fr/index.htm
 

Coupes longitudinales d’une fleur à ovaire supère et d’une fleur à ovaire infère. 1 : ovaires. 2 : sépales. 3 : étamines. 4 : styles. 5 : pétales. En pointillé : la position du réceptacle floral (point d’attache des sépales).
Structure de l'ovaire supère sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Structure de l’ovaire supère sur le site www.creaweb.fr/perso/bv/
 

Structure de l'ovaire infère adhérent sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Structure de l’ovaire infère adhérent sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
 

Structure de l'ovaire infère non adhérent sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Structure de l’ovaire infère non adhérent sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
 

Structure de fleur à ovaire supère et carpelles libres sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Structure de fleur à ovaire supère et carpelles libres sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
 

Structure de fleur à ovaire infère et carpelles libres sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Structure de fleur à ovaire infère et carpelles libres sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
 

Le nombre de verticilles formés par les cercles des pièces de la fleur varie selon les espèces.

Le nombre de pièces formant un verticille varie également. La fleur est pentamère, verticille à cinq  pièces, tétramère, à quatre pièces, trimère, à trois pièces, dimère, à deux pièces. Au sein d’une fleur, le nombre de pièces des verticilles peut varier. Les pièces d’un verticille sont alterni-(nom du type de pièces de l‘autre verticille) lorsque les pièces des deux verticilles sont en alternance. Elles sont oppositi-(nom du type de pièces de l’autre verticille) lorsque les pièces des deux verticilles sont face à face.

Les fleurs peuvent avoir des sépales séparés ; des pétales séparés ; des étamines séparées ; des carpelles séparés. Les étamines peuvent se souder au calice ou à la corolle.

Parfois, les fleurs montrent des sépales soudés, des pétales soudés, des étamines soudées, des carpelles soudés.  Les carpelles peuvent donc être isolés ou soudés. Leur soudure peut engendrer une seule cavité commune, l‘ovaire. Dans ce cas, les ovules se retrouvent sur la paroi interne et proches des lieux de soudures, le placenta est pariétal ; ou ils se positionnent au centre, dans la cavité commune, le placenta est central. Dans le cas où la soudure forme une cavité par carpelle, les ovules sont au niveau de la région axiale que construit l’ensemble des carpelles, le placenta est axile. Les bases des autres verticilles peuvent se souder à l’ovaire ; il est adhérent, donc infère.

Un individu est hermaphrodite lorsqu’il présente des fleurs hermaphrodites (présence d’étamines et de carpelles) ou des fleurs mâles et des fleurs femelles. Certaines espèces sont dioïques car elles possèdent des pieds mâles et des pieds femelles ; d’autres sont monoïques car les individus sont porteurs de fleurs mâles et de fleurs femelles. Celles présentant des fleurs avec étamines et carpelles sont hermaphrodites.

 

 

L’ovule

Un funicule rattache la base de l’ovule, le hile, à l’ovaire, au niveau du placenta. A maturité, l’ovule est composé d’un sac embryonnaire (le gamétophyte femelle), d’un nucelle sporophytique (le macrosporange), entourant le sac embryonnaire, de téguments autour du nucelle laissant la place à un micropyle (une ouverture), à leur sommet. Un faisceau libéro-ligneux parcourt le funicule jusqu’à la base du nucelle et, se ramifie. Le lieu de la ramification se nomme chalaze. Lorsque le micropyle, le nucelle, la chalaze, le hile et le funicule sont en ligne droite, l’ovule est orthotrope. L’ovule peut basculer, se renverser  et se souder au funicule pour former un raphé. Le micropyle est alors orienté vers le placenta ; la chalaze se retrouve à l’opposé ; le hile se place à la hauteur du micropyle ; l’ovule est anatrope. Quand l’ovule a tendance à former un angle droit avec le funicule, la chalaze et le micropyle sont un peu plus proches ; l’ovule est dit campylotrope. La macrospore haploïde (n chromosomes), subsistante sur les quatre macrospores générées par le macrosporange, issue du nucelle évolue en un sac embryonnaire à huit noyaux. Le sac embryonnaire comprend à son extrémité supérieure, proche du micropyle, deux cellules dites synergides, une cellule plus grosse dite oosphère, à son extrémité inférieure, proche de la chalaze, trois cellules dites antipodes, et au centre, dans le cytoplasme du sac, deux  noyaux polaires. Ils fusionnent pour former le noyau secondaire.

 

Copyright « réalisation : www.afd.be » : Origine et formation de l'ovule
Copyright « réalisation : www.afd.be » : Origine et formation de l’ovule
 
Copyright « réalisation : www.afd.be » : Mégasporogenèse
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Copyright « réalisation : www.afd.be » : Mégagamétogenèse
Copyright « réalisation : www.afd.be » : Mégagamétogenèse
 
Copyright « réalisation : www.afd.be » : Organisation générale d'un ovule (orthotrope) d'Angiosperme

Copyright « réalisation : www.afd.be » : Organisation générale d’un ovule (orthotrope) d’Angiosperme
 

Le grain de pollen

Le grain de pollen (le gamétophyte mâle), est composé d’une première cellule haploïde dite végétative, à l’intérieur de laquelle se loge une cellule reproductrice haploïde. La cellule végétative possède une paroi externe, l’exine et une paroi interne, l’intine.

 

Copyright « réalisation : www.afd.be » : Microsporogenèse
Copyright « réalisation : www.afd.be » : Microsporogenèse
En général, les grains de pollen sont disséminés par le vent (pollinisation anémophile), par les animaux  (pollinisation zoophile). La pollinisation définit les phénomènes permettant au pollen d’arriver jusqu’aux stigmates des carpelles.

Certaines plantes ont recours à l’autopollinisation via divers systèmes (autogamie). D’autres plantes font appel  à la pollinisation croisée ; le pollen d’une fleur atteint le stigmate d’une autre fleur. Quand la plante utilise le vent, elle est anémophile, les insectes, elle est entomophile. Les fleurs des plantes anémophiles sont peu apparentes. Les fleurs des plantes entomophiles sont beaucoup plus imposantes en couleurs, en formes, en odeurs, en tailles. D’autres animaux peuvent également intervenir. Les animaux savourent en général le nectar sécrété par les fleurs ; cependant, d’autres, recherchent le pollen.

Parfois, la fleur montre une collerette tubuleuse en forme d’entonnoir dite couronne entre les pétales et les étamines.

Des plantes à fleurs hermaphrodites et n’ayant pas recours à l’autopollinisation ont mis en place divers mécanismes. Entre autres, la fleur développe dans un premier temps, les organes mâles, elle est dite protandre ; ensuite, les organes mâles se flétrissent et, les organes femelles sont produits. Quand la fleur hermaphrodite génère en premier les organes femelles, elle est dite protogyne.

 

 

La fécondation et la graine

A la rencontre d’un stigmate appartenant à un carpelle femelle, le grain de pollen germe. Sa paroi présente des zones spécifiques amincies, les apertures. Elles permettent la sortie d’un tube pollinique qui a pour mission d’atteindre l’oosphère du sac embryonnaire. Au sein du sac embryonnaire, le noyau végétatif du grain de pollen dégénère ; le noyau reproducteur se  divise en deux noyaux fils. Lors de la fécondation, les deux  cellules synergides et les trois cellules antipodes disparaissent (cf. ovule). L’un des deux noyaux reproducteurs issu du grain de pollen féconde l’oosphère et donne naissance à une cellule à diploïde (2n chromosomes) ; l’autre noyau féconde le noyau secondaire du sac embryonnaire et donne naissance à un noyau triploïde (3n chromosomes). Les deux noyaux reproducteurs du grain de pollen ont été  véhiculés jusqu’au sac embryonnaire grâce à un tube pollinique (siphonogamie). La fécondation est double. L’une des deux fécondations engendre un sporophyte diploïde  (2n chromosomes). Il évoluera en une plantule composée d’une radicule à l‘origine des racines, d’une tigelle située sous les cotylédons, dite hypocotyle, d’une gemmule pour la mise en place de la future tige feuillée, donnant l’épicotyle située au-dessus des cotylédons, de un ou deux cotylédons (feuilles primordiales). L’autre fécondation engendre un embryon triploïde (3n chromosomes) à rôle nourricier, l’albumen. L’ovule, dans l’ovaire, évolue en une graine qui renferme la plantule et l’albumen.

 

Copyright « réalisation : www.afd.be » : Le cycle de développement des Angiospermes. Gamétogenèse, fécondation et embryogenèse
Copyright « réalisation : www.afd.be » : Le cycle de développement des Angiospermes. Gamétogenèse, fécondation et embryogenèse
Lorsque la plantule se nourrit tôt de l’albumen, les cotylédons se chargent de réserves ; la graine n’a plus d’albumen (exalbuminée, Exemples : le haricot, le colza, le noyer). Quand la plantule se nourrit tardivement de l’albumen, la graine détient l’albumen ; elle est albuminée. A la germination de la graine, l’albumen est utilisé par la plantule. Parfois, les réserves se situent dans le périsperme, un résidu du nucelle. La graine est centrospermée.

La graine des Angiospermes est composée d’un tégument et d’un périsperme issus de l’ovule (des éléments de la première génération sporophytique), de la plantule et de l’albumen, dans le cas d’une graine albuminée, issus de la double fécondation (des éléments de la nouvelle génération). Le tissu nourricier n’est donc pas issu d’éléments gamétophytiques comme c’est le cas chez les Gymnospermes (l’endosperme de l’ovule gymnospermique). Après la fécondation, l’ovaire se transforme en un fruit.

Copyright « réalisation : www.afd.be » : La graine
Copyright « réalisation : www.afd.be » : La graine
La graine perd beaucoup d’eau, elle devient plus résistante. Elle présente alors une période de repos. Les graines sont disséminées par le vent, l’eau, les animaux.

 

 

Le fruit

Le fruit caractérise les Angiospermes. Après la fécondation, la paroi de l’ovaire (issue de un à n carpelles) se transforme en un péricarpe, la paroi du fruit. Les ovules fécondés évoluent en graines.

Le fruit sec présente un péricarpe composé de cellules à parois sclérifiées et dures, le péricarpe se dessèche.

Certains péricarpes doivent se désorganiser pour laisser sortir les graines. Si le péricarpe est issu d’un carpelle et contient une seule graine libre, le fruit est nommé akène (Exemples : Renoncules, Clématites, Rosiers, Pissenlits avec leurs aigrettes, Composées, Chênes et leurs glands, Coudriers et leurs noisettes). Quand le fruit est issu d’un ovaire biloculaire, à deux loges,  composé de deux carpelles soudés, le fruit est nommé diakène (Exemples : Ombellifères). Quand le fruit est issu d’un ovaire biloculaire et qu’une cloison le transforme en un ovaire tétraloculaire, le fruit est nommé tétrakène (Exemples : Abiès). Lorsque la graine est soudée au péricarpe, le fruit est un caryopse ou plus communément grain (Exemples : Blé, Orge, Seigle, Maïs). Lorsque le péricarpe s’étale en une lame circulaire, sur la graine, l’akène est nommé une samare (Exemples : Ormes). Si le fruit est issu de deux carpelles soudés et présente deux ailes, l’akène est nommé une disamare (Exemples Érables).

 

Akènes sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Akène, la fleur avec un ovule (A), puis le fruit avec une graine (B) sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
 

Caryopses sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Caryopse de maïs vu en coupe longitudinale ; le trait noir externe correspond au péricarpe du fruit soudé au tégument de la graine ; l’intérieur correspond à la graine (albumen et embryon) sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Les fruits secs déhiscents s’ouvrent facilement à maturité. Lorsqu’ils sont issus d’un carpelle, qu’ils s’ouvrent par une fente longitudinale, ils sont nommés follicules (Exemples : Dauphinelle, Ancolie, Hellébore ; les Pivoines produisent des follicules charnus); ou qu’ils s’ouvrent par deux fentes longitudinales, ils sont des gousses (Exemples : Légumineuses). Quand le fruit est issu de deux carpelles soudés formant au départ un ovaire à une seule loge à placentation pariétale, qu’une cloison ultérieure passant entre les 2 lignes de soudure divise la cavité en 2, que quatre fentes longitudinales délimitent deux valves et deux cadres, porteurs des graines ; le fruit est une silique (Exemples : Giroflée, Chou). Parfois, le fruit sec, issu de plusieurs carpelles soudés, forme une capsule. L’ouverture de la capsule se fait de  différentes façons, par des fentes, des pores, des dents. (Exemples : Pavot, Violette, Tulipe, Tabac, Chou). La silique est une capsule particulière.

 

Placentation pariétale sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Placentation pariétale sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Extrait du site www.snv.jussieu.fr/bmedia/ :
A : un carpelle ouvert. Les ovules sont portés par les placentas marginaux situés au bord du carpelle
B : trois carpelles ouverts.
C : trois carpelles ouverts et soudés par leurs bords. Les placentas et les ovules formés sont situés à la périphérie (placentation pariétale). L’ovaire ne contient qu’une loge.
 
Placentation axile sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Placentation axile sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Extrait du site www.snv.jussieu.fr/bmedia/ :
A : un carpelle fermé. Les deux bords du carpelle se sont soudés au niveau des placentas marginaux
B : trois carpelles fermés
C : trois carpelles fermés et soudés par leurs parois latérales qui forment des cloisons radiales. L’ovaire comporte alors trois loges (ovaire triloculaire). Les placentas et les graines se trouvent au niveau de l’axe (placentation axile).
 
Follicules et gousses sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Follicules et gousses sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/ sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Extrait du site www.snv.jussieu.fr/bmedia/ :
A : les follicules et les gousses sont constitués d’un seul carpelle fermé, dont les bords sont soudés au niveau des placentas qui portent les graines.
B : un follicule s’ouvre par une seule fente de déhiscence située au niveau de la suture placentaire.
C : une gousse s’ouvre par deux fentes de déhiscence, l’une située au niveau de la suture placentaire et l’autre au niveau de la nervure médiane du carpelle.
 
Siliques sur le site www.creaweb.fr/perso/bv/
Siliques sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/ sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
 
Capsules sur le site www.creaweb.fr/perso/bv/
Capsules sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/ sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Extrait du site www.creaweb.fr/perso/bv/ :
A : un fruit formé de trois carpelles soudés à placentation pariétale ; le fruit ne contient qu’une loge.
B : ouverture par trois fentes de déhiscence situées au niveau des sutures placentaires (déhiscence septicide) ; les trois carpelles se séparent.
C : ouverture par trois fentes de déhiscence situées au niveau des nervures médianes (déhiscence loculicide) ; chaque carpelle s’ouvre en son milieu.
 
Fruits à placentation axile sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Fruits à placentation axile sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/ sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Extrait du site www.snv.jussieu.fr/bmedia/ :
A : un fruit formé de trois carpelles soudés à placentation axile ; le fruit contient trois loges séparées par trois cloisons.
B : ouverture par trois fentes de déhiscence situées au niveau des cloisons ; les trois carpelles fermés contenant les graines se séparent ; on parle de déhiscence septicide.
C : ouverture par trois fentes de déhiscence situées au niveau des nervures médianes ; chaque carpelle s’ouvre en son milieu et permet la libération des graines, on parle de déhiscence loculicide.

Le fruit charnu possède un péricarpe charnu. Le fruit charnu à pépins a un péricarpe pulpeux. La peau du fruit le délimite ; ce fruit est une baie. Elle est issue d’un ou plusieurs carpelles (Exemples : Raisin, Tomate, Groseille). Si la baie a une enveloppe externe dure, elle est nommée péponide (Exemples : Citrouille, Concombre, Pastèque, Calebasse). Les Oranges, Pamplemousses, Mandarines, Cédrats, Citrons sont des baies particulières, les Hespérides. La Grenade est aussi une baie. Il en est de même pour les Dattes. Quelques discussions ont lieu à propos de la peau translucide entourant la graine. Le fruit charnu à noyau a un péricarpe comprenant une partie pulpeuse et une partie dure lignifiée vers le centre, le noyau, protégeant la (ou les) graine dite amande. La couche molle du fruit est le sarcocarpe ; la couche dure est le sclérocarpe. Ce fruit est une drupe ; elle est issue d’un ou de plusieurs carpelles. (Exemples : Prune, Cerise, Pêche, Abricot, Amande des amandiers, fruit du Noyer, Olive, fruit du Cocotier).

 

Baie sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Baie sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/ Ex : La tomate
 
Drupe sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Drupe sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/ Ex : La pêche
 
Baie dérivée d'un ovaire infère adhérent : le melon sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Baie dérivée d’un ovaire infère adhérent : le melon sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
 
Drupe dérivée d'un ovaire infère adhérent : la pomme sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Drupe dérivée d’un ovaire infère adhérent : la pomme ; ce type de fruit est appelé piridion sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
Les infruitescences se développent selon la disposition des inflorescences (grappes de raisins, grains de blé…). Certains fruits sont alors composés. La Mûre du Mûrier des haies correspond à l’union de plusieurs drupes ; il en est de même pour les Framboises.

Suite à la fécondation, parfois, des organes autres que l’ovule et le pistil (ensemble des carpelles) croissent (Exemples : pédoncule floral, calice, bractée…). Ces organes évoluent en induvies (Exemples : Pomme cajou, le sommet du pédoncule floral évoluant en une partie charnue et sucrée de la fraise, le réceptacle de la fleur du rosier devenant un cynorrhodon, le réceptacle de l’inflorescence du figuier évoluant en une structure charnue et comestible). La Pomme et la Poire ont une pulpe à double origine, du fruit et d’une induvie. De plus, les graines sont entourées d’une enveloppe cartilagineuse. Ces fruits sont intermédiaires entre les baies et les drupes (Exemples : Pommes, Poires, Coings, Aubépines…).

L’ananas sativa provient de la soudure des fruits de l’infrutescence ; l’axe de l’ananas est sucré et comestible.

L'Ananas sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
L’Ananas sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
 

Parfois, un fruit se développe sans l’intervention de pollen ; il ne développe pas de graines à proprement parler. En fait, l’action du pollen est remplacée par un autre agent, comme la poussière, le froid, un  traumatisme. Ces fruits sont parthénocarpiques (Exemples : certaines Bananes, Oranges, Mandarines, Poires, Pommes, Ananas, Figues, certains Pamplemousses, Raisins).

La dissémination des fruits et des graines varie selon les espèces.
Pour plus d’informations sur le fruit, voir le lien ci-dessous
Le fruit sur le site www.snv.jussieu.fr/bmedia/
 

Pour en savoir plus sur les Angiospermes sur Wikipedia
 
 Classification des Angiospermes

Classe des Paléodicotylédones

Ces plantes possèdent deux cotylédons (toutes premières feuilles, parfois remplies de réserves); leur pollen a une seule aperture (zone de germination du tube pollinique).

√  Ordre des Amborellales

√  Ordre des Nymphaéales (Exemple : Nénuphar)

√  Ordre des Austrobailéyales

√  Ordre des Cératophyllales

√  Ordre des Chloranthales

√  Ordre des Magnoliales (Exemple : Magnolia)

√  Ordre des Laurales  (Exemple : Laurier)

√  Ordre des Canellales

√  Ordre des Pipérales (Exemple : Poivre)

Classe des Monocotylédones

En général, la plantule présente 1 cotylédon (ou feuille primordiale). Le pollen a une aperture (zone de germination du tube pollinique). Les cycles de la fleur ont 3 pièces (fleur trimère). Les pétales sont absents. Les feuilles ne développent pas de limbe, et leurs nervures sont parallèles. L’appareil végétatif ne développe pas de tissus secondaires. Les phytomères ne se succèdent pas ; ils s’emboîtent les uns aux autres. Les faisceaux conducteurs mixtes sont positionnés sur plusieurs cercles au sein de la tige. La racine principale est rapidement remplacée par des racines adventives. 

Sous-Classe des Monocotylédones archaïques

√  Ordre des Acorales

√  Ordre des Alismatales (Exemple : Arum, Sagittaire)

Sous-Classe des Monocotylédones moyennes, les «Liliiflores »

Les fleurs sont très colorées ; leur nectar est abondant. Elles établissent une étroite relation avec les Insectes, parfois avec les Oiseaux.

√  Ordre des Asparagales (Exemples : Orchidées, Vanillier)

√  Ordre des Dioscoréales (Exemple : Tamier)

√  Ordre des Liliales (Exemples : Lis, Tulipe, Jacinthe, Ail     

√  Ordre des Pandanales

Sous-Classe des Monocotylédones évoluées, les « Commélinidées

 Leurs vaisseaux n’ont plus de parois transversales ; ils sont parfaits. La paroi pecto-cellulosique contient de l’acide férulique. 

√  Ordre des Arécales (Exemple : Palmier)

√  Ordre des Poales (Exemples : Blé, Avoine, Riz, Maïs, Carex, Jonc)

√  Ordre des Commélinales

√  Ordre des Zingibérales (Exemple : Bananier, Balisier, Gingembre)

 

Classe des Eudicotylédones

En général, la plantule présente deux cotylédons, les feuilles primordiales.  Les nervures des feuilles sont ramifiées. L’appareil végétatif développe des tissus secondaires grâce à la présence de cambium et de phellogène (cf. Embranchement des Spermatophytes. Informations complémentaires). Au sein des tiges, les faisceaux conducteurs de phloème et xylème primaires se positionnent sur un cercle. La racine principale subsiste.

Les cycles de la fleur ont typiquement cinq pièces, fleur pentamère.

Sous-Classe des Eudicotylédones archaïques

Les Ranunculales, les Trochodendracées, les Buxacées, les Protéales correspondent aux Paléoeudicotylédones. Les Caryophyllales, les Santalales, les Saxifragales et les Dilliénacées sont des Préeudicotylédones. 

√  Ordre des Ranuncunales (Exemples : Anémone, Renoncule, Pavot, Coquelicot)

√  Famille des Trochodendracées (sœurs des Ranuncunales)

√  Famille des Buxacées (sœurs des Ranuncunales)

√  Ordre des Protéales (Exemples : Platane, Lotus)

√  Ordre des Caryophyllales (Exemples : Rhubarbe, Oseille, Renouée, Epinard, Betterave, Œillet)

√  Ordre des Santalales (Exemples : Gui, Santal)

√  Ordre des Saxifragales (Exemples : Sédum, Groseillier, Pivoine, Noisetier de Virginie)

√  Famille des Dilliénacées (sœurs des Caryophyllales)    

Sous-Classe des Eucotylédones moyennes, les « Rosidées »

Les fleurs ont typiquement des pétales séparées ; elles sont dialypétales.  En général, les carpelles ne sont pas soudés.

Les Géraniales et les Vitacées sont des Prérosidées. Les Malpighiales, les Oxalidales, les Célastrales, les Fabales, les Rosales, les Cucurbitales et les Fagales sont des Eurosidées 1. Les Myrtales, les Brassicales, les Malvales et les Sapindales sont des Eurosidées 2. 

√  Ordre des Géraniales (Exemple : Géranium)

√  Famille des Vitacées (sœurs de toutes les Rosidées, Exemple : Vigne)

√  Ordre des Malpighiales (Exemples : Violette, Saule, Peuplier, Passiflore, Manioc, Ricin)

√  Ordre des Oxalidales

√  Ordre des Célastrales

√  Ordre des Fabales, les Légumineuses (Exemples : Trèfle, Pois, Haricot, Soja, Mimosa)

√  Ordre des Rosales (Exemples : Rosier, Amandier, Orme, Ortie, Chanvre, Houblon, Pommier, Prunier)

√  Ordre des Cucurbitales (Exemples : Courge, Courgette, Citrouille, Pastèque, Potiron, Melon,              Concombre)

√  Ordre des Fagales (Exemples : Chêne, Hêtre, Châtaigner, Charme, Bouleau, Noisetier, Aulne)

√  Ordre des Myrtales (Exemples : Eucalyptus, Giroflier)

√  Ordre des Brassicales (Exemples : Moutarde, Chou, Radis, Cresson)

√  Ordre des Malvales (Exemples : Mauve, Guimauve, Rose de Chine, Cotonnier, Baobab,     Cacaoyer, Tilleul)

√  Ordre des Sapindales (Exemples : Rue fétide, Litchi, Pistachier, Manguier, Marronnier d’Inde, Érable)

Sous-Classe des Eucotylédones évoluées, les « Astéridées »

Les fleurs ont typiquement des pétales soudées en une pièce ; elles sont gamopétales.  Les carpelles sont également soudés.

Les Cornales et les Éricales sont des Préastéridées. Les Garryales, les Gentianales, les Lamiales, les Solanales, sont des Euastéridées 1. Les Aquifoliales, les Apiales, les Astérales, les Dipsacales sont des Euastéridées 2.   

√  Ordre des Cornales (Exemple : Cornouiller)

√  Ordre des Éricales (Exemples : Bruyère, Primevère)

√  Ordre des Garryales

√  Ordre des Gentianales (Exemples : Gentiane, Pervenche, Caille-lait, Garance, Quinquina, Caféier)

√  Ordre des Lamiales (Exemple : Olivier, Frêne, Lilas, Troène, Thym, Scrofulaire, Thym, Lavande, Romarin, Menthe, Basilic)

√  Ordre des Solanales (Exemples : Pomme de terre, Piment, Tomate, Aubergine, Tabac, Pétunia)

√  Ordre des Aquifoliales (Exemple : Houx, Maté)

√  Ordre des Apiales (Exemples : Carotte, Fenouil, Céleri, Cerfeuil, Cumin, Carvi, Coriandre)

√  Ordre des Astérales (Exemples : Pissenlit, Salsifis, Laitue, Chardon, Artichaut, Bleuet , Pâquerette, Tournesol)

√  Ordre des Dipsacales (Exemples : Chèvrefeuille, Sureau, Valériane, Mâche)